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Par Freudly BEAUPLAN
À l’approche de l’expiration du Statut de protection temporaire (TPS) accordé aux Haïtiens, la juge fédérale Ana C. Reyes a exigé que le gouvernement américain lui fournisse, d’ici au 21 janvier, des preuves et arguments détaillés justifiant la décision de mettre fin à ce dispositif, selon des informations rapportées par le Miami Herald.
La magistrate a exprimé de sérieux doutes quant à la légalité de cette mesure décidée par l’administration Trump, estimant que le raisonnement avancé par les autorités comporte des incohérences apparentes et pourrait relever de l’arbitraire.
Dès l’ouverture des audiences, Ana C. Reyes a mis en cause l’argument selon lequel la décision aurait fait l’objet d’une évaluation rigoureuse et individualisée pour chaque pays concerné. « Je ne peux tout simplement pas croire qu’il y ait eu une décision individualisée, non préméditée, qui ait examiné objectivement chaque pays », a-t-elle déclaré, qualifiant une telle approche de « première dans l’histoire de l’humanité », selon le journal.
La juge a également remis en question l’ampleur du pouvoir discrétionnaire invoqué par la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, avertissant qu’une telle interprétation pourrait conduire à des décisions arbitraires.
Soulignant les contradictions du discours officiel, la magistrate a relevé qu’il est difficile d’affirmer à la fois que la situation en Haïti permet un retour en toute sécurité et que des gangs armés continuent d’y semer la violence.
Estimant que la décision pourrait avoir été arrêtée à l’avance, la juge Reyes a ordonné aux avocats du gouvernement de démontrer, avant le 21 janvier, que la fin du TPS repose sur une analyse légale et factuelle solide.
Elle a annoncé qu’elle rendra sa décision le 2 février, à la veille de l’expiration du TPS pour Haïti, un enjeu crucial pour des centaines de milliers de bénéficiaires.
Freudly BEAUPLAN
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