Cap-Haïtien : le ministre Patrick Pélissier ordonne la libération du citoyen agressé par le commissaire Eno Zéphyrin

Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Patrick Pélissier, a ordonné la libération de la victime, tandis que l’ORDEDH exige des sanctions et des poursuites.

Notre rédaction a confirmé que le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Patrick Pélissier, a donné l’ordre formel de libérer le citoyen violemment giflé par le commissaire du gouvernement du Cap-Haïtien, Me Eno Zéphyrin. Cette décision intervient alors que des images largement relayées sur les réseaux sociaux montrent le chef du parquet du Nord en train d’agresser physiquement un citoyen en plein exercice de ses fonctions, provoquant une vague d’indignation nationale.

La scène, devenue virale, a soulevé de sérieuses questions sur l’abus de pouvoir et le respect des droits humains au sein de l’appareil judiciaire haïtien. Pour de nombreuses organisations de défense des droits humains, cet acte constitue non seulement une faute grave, mais aussi une violation manifeste de la Constitution et des principes fondamentaux de l’État de droit.

Au milieu de cette tempête, l’Ordre des Défenseurs des Droits Humains (ORDEDH) est monté au créneau à travers une note de protestation et d’indignation particulièrement ferme. L’organisation y dénonce un « acte de barbarie administrative », rappelant que « le rôle d’un chef de parquet est de poursuivre les délits, non de les commettre ». Pour l’ORDEDH, en recourant à la violence, Me Zéphyrin se transforme en agresseur et délégitime l’ensemble de l’appareil judiciaire.

Dans ce document, l’ORDEDH formule trois exigences majeures : La prise en charge immédiate de la victime, incluant des soins médicaux et un soutien psychologique ; la révocation sans délai de Me Eno Zéphyrin, jugée indispensable pour restaurer l’image de la justice et protéger la population contre les abus de pouvoir ; l’ouverture d’une action publique, l’acte étant qualifié de voie de fait prévue et punie par la loi, avec le rappel que nul n’est au-dessus de la loi.

La libération du citoyen, ordonnée par le ministre Patrick Pélissier, apparaît ainsi comme une première réponse institutionnelle à une affaire qui met en cause la crédibilité même du système judiciaire. Toutefois, pour les organisations de défense des droits humains, cette mesure ne saurait suffire sans sanctions claires et une enquête indépendante sur le comportement du commissaire.

Alors que l’opinion publique continue de réagir avec colère et inquiétude, l’ORDEDH affirme rester mobilisée et déterminée à documenter le dossier jusqu’à ce que justice soit rendue à la victime.


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