Au moins 299 personnes tuées en janvier 2026 en Haïti, selon l’ORDEDH

Selon le bilan publié par l’ORDEDH, au moins 299 personnes ont été tuées en janvier 2026 en Haïti, dans un contexte de violence armée persistante et de recrudescence des kidnappings, particulièrement dans le département de l’Ouest.

Haïti a enregistré au moins 299 personnes tuées entre le 1er et le 31 janvier 2026, selon un bilan statistique publié par l’Organisation pour le respect et la défense des droits humains (ORDEDH). Ces chiffres, qui dressent un tableau alarmant de la situation sécuritaire, confirment une intensification de la violence armée et une expansion persistante des enlèvements à travers le pays, particulièrement dans le département de l’Ouest.

D’après les données communiquées, les groupes armés demeurent les principaux responsables des décès liés à l’insécurité. La coalition dénommée « Viv Ansann » serait impliquée dans 42,81 % des cas recensés au cours du mois de janvier. Les civils figurent parmi les principales victimes, représentant 32,11 % des personnes tuées. À l’inverse, l’implication directe de la Police nationale d’Haïti (PNH) dans les décès rapportés s’élève à 0,33 %, traduisant un déséquilibre marqué entre les forces de l’ordre et les bandes criminelles lourdement armées.

Sur le plan géographique, le département de l’Ouest concentre à lui seul 85,28 % des décès enregistrés à l’échelle nationale. Cette concentration extrême confirme que la zone métropolitaine de Port-au-Prince demeure l’épicentre de la crise sécuritaire. Les départements du Centre et de l’Artibonite suivent, chacun avec 4,35 % des cas, signalant toutefois une propagation progressive de la violence au-delà de la capitale. Les autres départements affichent des taux oscillant entre 0,33 % et 2,34 %.

Parallèlement à cette mortalité élevée, le phénomène du kidnapping continue d’alimenter un climat de peur généralisée. Malgré les annonces et les opérations menées par la PNH, les enlèvements persistent et constituent un défi majeur pour les autorités. Cette dynamique contribue à renforcer le sentiment d’insécurité au sein de la population, déjà éprouvée par les affrontements armés et les restrictions de circulation imposées par les groupes criminels.

Face à cette situation, l’ORDEDH appelle à une mobilisation urgente des acteurs nationaux et internationaux afin de restaurer l’autorité de l’État et de garantir la protection des citoyens. L’organisation estime que l’ampleur de la crise sécuritaire exige des mesures structurelles fortes, un renforcement des capacités opérationnelles des forces de l’ordre et un accompagnement stratégique accru. Alors que l’année 2026 débute sous le signe d’une violence persistante, les données de janvier confirment l’urgence d’une réponse coordonnée pour enrayer la spirale meurtrière qui fragilise davantage le tissu social haïtien.

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